La cigarette électronique et l’approche du « moindre mal »

De 120 à 150. C’est l’intervalle de bouffées que font les vapoteurs au quotidien sur des périodes plus ou moins prolongées. Naturellement, la question se pose quant à l’impact sur la santé de cette utilisation relativement intensive. De manière assez surprenante, on signale très peu d’effets indésirables graves en comparaison avec l’impact du tabac. C’est ce qui oriente certains praticiens et autorités sanitaires vers une approche dite du « moindre mal ».

E-cigarette : l’e-liquide est la clé

Lorsque l’on évoque les effets de la cigarette électronique sur la santé, on parle principalement des aspects de sécurité et de toxicité des e-liquides. Ce sont ces derniers que les vapoteurs inhalent, d’où l’extrême importance de vous assurer des composants de l’e-liquide que vous consommez (découvrez une gamme d’e-liquides de qualité ici https://www.vapoclope.fr/72-e-liquides-recharge-cigarette-electronique). Pour vous aider dans ce sens, l’Agence nationale de la sécurité des aliments, de l’environnement et du travail (ANSES) a mis au point une base de données ouverte à tous qui recense la composition de l’ensemble des e-liquides commercialisés en France.

Malheureusement, certains e-liquides frelatés et de contrebande contiennent des traces de substances chimiques toxiques. Par ailleurs, il est fortement déconseillé d’inhaler des e-liquides contenant des huiles végétales et minérales non solubles, car cela augmente le risque de pneumopathie lipidique. Comme l’explique l’Académie nationale de médecine, la cigarette électronique est moins dangereuse que le tabac du moment qu’elle est correctement utilisée. Les cas de mésusage peuvent en effet maximiser ses effets secondaires, notamment si l’on consomme un e-liquide frelaté ou contenant des substances illicites comme l’acétate de vitamine E ou des cannabinoïdes.

Cigarette électronique et santé des poumons

Quel est l’impact de la cigarette électronique sur la santé des poumons ? Commençons par rappeler que l’approche sanitaire la plus optimale est celle-ci : ne pas fumer, ne pas vapoter. Mais si vous êtes déjà fumeur et que vous avez du mal à raccrocher, la cigarette électronique peut être une aide précieuse pour avancer vers votre objectif de vie sans tabac. Toujours en comparaison avec la cigarette à tabac, l’e-cigarette vient réduire la toux « du fumeur » et de l’expectoration, tout en réduisant la respiration saccadée que l’on observe chez certains fumeurs intensifs.

De nombreuses études ont observé une baisse de la capacité pulmonaire chez les vapoteurs, bien qu’elle soit largement moindre en comparaison avec celle observée chez les fumeurs de tabac.

L’impact du vapotage sur le nez et la gorge

Les cigarettes électroniques émettent un aérosol responsable de certains effets indésirables tels qu’une sensation d’irritation et de sécheresse dans la gorge et la bouche. Le principal responsable ? La nicotine, le propylène glycol et le glycérol, des produits aux propriétés particulièrement desséchantes. Si vous êtes vous-même vapoteur, vous avez certainement entendu parler du « hit ». Il s’agit tout simplement de la sensation de picotement ressentie dans l’arrière-gorge, provoquée par la nicotine. Rien de grave donc.

Après avoir tronqué le tabac pour l’e-cigarette, plusieurs personnes rapportent une baisse quasi immédiate de la toux, qui s’explique par le regain de sensibilité des bronches. Ces personnes retrouvent également leur sens du goût. Bien entendu, des études poussées et « long-termistes » sont encore nécessaires pour évaluer l’impact de la cigarette électronique sur la durée.

E-cigarette et santé cardiaque

On le sait aujourd’hui, le tabac est un facteur de risque eu égard aux maladies cardiovasculaires telles que les infarctus, les athéroscléroses ou encore les accidents vasculaires cérébraux. Mais voici une bonne nouvelle : le sevrage tabagique permet de réduire ces risques, et ce à n’importe quel âge. Il en va de même pour le vapotage, qui réduit considérablement les risques de contraction d’une maladie cardiovasculaire… notamment grâce à l’absence de combustion.

Il faut savoir que c’est la combustion du tabac qui est à l’origine de l’émission du tristement célèbre CO (monoxyde de carbone), une substance qui remplace l’oxygène dans le sang et bloque les artères. Bien que plus d’études soient nécessaires, les chercheurs avancent d’ores et déjà que l’effet de la cigarette électronique sur la santé cardiaque (si tant est qu’il existe) serait beaucoup moins grave que celui du tabac, mais il n’est pas nul. Là encore, c’est une approche du « moindre mal » qui est prônée, jusqu’à réussir son sevrage à la nicotine. C’est justement pour cela que la cigarette électronique est de plus en plus mise en avant par les autorités publiques de certains pays européens comme la Suisse, car son efficacité dans le sevrage tabagique a largement été démontrée.

Quid du vapotage passif ?

A l’instar du tabagisme passif, peut-on parler de vapotage passif ? Aujourd’hui, les effets néfastes du tabagisme passif sont assez bien documentés (cancérogènes, irritants, particules fines inhalées…), ce qui laisse à penser que la cigarette électronique aurait un impact similaire. Bonne nouvelle : quand un vapoteur exhale des gouttelettes, celles-ci disparaissent dans la minute, et présentent donc beaucoup moins de risques d’être inhalées par son entourage.

Cela dit, on note un passage de nicotine quasi identique à celui observé dans le cas du tabagisme passif, et qui augmente le risque d’irritations des bronches. Plusieurs études concluent ainsi qu’il existe des conséquences du vapotage passif, mais celles-ci sont beaucoup moins importantes que les effets liés au tabagisme passif. La prudence est donc de mise.

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